BrainCo, une start-up chinoise qui affirme pouvoir lire l’activité cérébrale sans la moindre opération, vient de lever environ 280 millions de dollars et prépare son entrée en bourse à Hong Kong. La promesse : concurrencer Neuralink, la société d’Elon Musk, sans percer un seul crâne. Une technologie impressionnante, une levée de fonds spectaculaire — et, en toile de fond, une enquête réclamée par le Congrès américain sur les liens de l’entreprise avec le gouvernement chinois et sa collecte de données cérébrales d’athlètes de premier plan.
Un article qui circule présente cette levée de fonds comme une simple victoire technologique chinoise face à Neuralink. C’est vrai, mais très incomplet. Le Recul a vérifié les chiffres, remonté l’historique de l’entreprise, et creusé ce que l’article original ne dit pas.
La technologie : lire le cerveau sans ouvrir le crâne
BrainCo a été fondée en 2015 dans un garage de Boston par Bicheng Han, alors doctorant à Harvard, avec le soutien des Harvard Innovation Labs. L’entreprise s’est installée à Hangzhou en 2018. Là où Neuralink implante chirurgicalement des électrodes directement dans le cortex cérébral, BrainCo mise sur des capteurs à électrodes sèches posés sur le cuir chevelu, qui captent l’activité électrique du cerveau depuis l’extérieur. Le signal recueilli est nécessairement plus « bruyant » et moins précis qu’un implant, mais des algorithmes d’intelligence artificielle spécifiquement entraînés se chargent de le décoder pour en extraire des informations exploitables — sans qu’aucune chirurgie ne soit nécessaire.
Trois familles de produits composent l’offre de l’entreprise : des casques et bandeaux EEG grand public — dont le modèle FocusCalm — qui mesurent l’attention ou la relaxation ; une main bionique pilotée par les signaux neuromusculaires résiduels d’un amputé, déjà approuvée par la FDA américaine ; et un dispositif d’aide au sommeil qui utilise des impulsions électriques de faible intensité pour stimuler des neurochimiques associés à la détente. La main bionique reste, à ce jour, le produit médical le plus abouti de l’entreprise : contrairement aux bandeaux grand public, elle a dû passer par un véritable parcours réglementaire américain avant sa mise sur le marché, ce qui distingue clairement les usages purement commerciaux (concentration, sommeil) des usages à visée médicale, soumis à des contrôles bien plus stricts.
Concrètement, un bandeau BrainCo fonctionne ainsi : des électrodes sèches posées sur le cuir chevelu captent les micro-variations électriques produites par l’activité de millions de neurones (l’électroencéphalographie, ou EEG, une technique vieille de près d’un siècle). Le signal traverse le crâne, ce qui l’atténue et le brouille fortement — un peu comme écouter une conversation à travers un mur. Un algorithme d’IA, entraîné sur de grandes quantités de signaux similaires, extrait ensuite de ce bruit des motifs exploitables : niveau d’éveil, de concentration ou de relaxation. Ces modèles de décodage restent toutefois d’une nature très différente des IA génératives grand public que Le Recul compare dans son classement IA : ils ne génèrent ni texte, ni image, ni code, et ne font l’objet d’aucun benchmark public comparable — impossible, à ce jour, de dire objectivement si l’algorithme de BrainCo « décode mieux » que celui d’un concurrent. Neuralink procède à l’inverse : un robot chirurgical insère un réseau de fils électrodes ultrafins directement dans le cortex moteur, au plus près des neurones eux-mêmes, ce qui capte un signal bien plus net, mais impose une opération, un risque chirurgical et un dispositif implanté à vie.
Ce que la technologie peut vraiment faire — et ce qu’elle ne peut pas (encore)
La différence entre les deux approches n’est pas qu’une question de confort : elle se mesure en bitrate, la quantité d’information que le cerveau peut transmettre à une machine par seconde. Les meilleurs systèmes EEG non invasifs actuels, avec décodage par IA embarquée, plafonnent autour de 3 à 4 bits par seconde dans des conditions d’usage réelles ; les systèmes invasifs, eux, atteignent couramment 50 à 100 bits par seconde, certains prototypes de recherche dépassant les 200 bits par seconde. Chez Neuralink, les 21 participants aux essais Telepathy — contre 3 en 2024 et 12 en septembre 2025 — atteignent aujourd’hui entre 8 et 10 bits par seconde, soit l’équivalent d’une utilisation de souris d’ordinateur par une personne valide, avec des vitesses de frappe pouvant atteindre 40 mots par minute par la simple pensée de mouvements des doigts. Un nouvel implant, annoncé pour la fin 2026, viserait un débit trois fois supérieur.
Neuralink développe également Blindsight, un implant visant à restaurer une forme de vision chez des personnes aveugles, y compris de naissance : l’entreprise annonçait fin janvier 2026 être prête pour un premier essai humain, en attente d’autorisation réglementaire finale. Elon Musk prévient lui-même que la vision obtenue sera d’abord très basse résolution — il la compare à des graphismes de jeu vidéo Atari — avant de s’améliorer avec le matériel et l’apprentissage du cerveau. L’ambition affichée à terme : réunir mouvement, parole et vision chez une même personne, avec des implants à plus de 10 000 canaux de capture, contre quelques centaines aujourd’hui.
Rien de tout cela ne permet, ni chez Neuralink ni chez BrainCo, de « lire dans les pensées » au sens où on l’entend souvent : aucun système actuel ne décode un discours intérieur complexe, un souvenir ou une émotion précise. Ce qui est décodé, ce sont des intentions de mouvement, des états d’éveil ou d’attention, ou des signaux moteurs résiduels — des catégories d’information beaucoup plus étroites que ce que le mot « télépathie » laisse imaginer, même si leur utilité médicale, elle, est bien réelle.
Les usages, aujourd’hui et demain : pour qui, pourquoi, comment
Le premier terrain d’application, et de loin le plus légitime, reste médical. Pour une personne paralysée, une interface cerveau-machine peut restaurer une capacité à déplacer un curseur, écrire, ou piloter un bras robotisé. Pour une personne aveugle, elle pourrait un jour restituer une perception rudimentaire de la lumière et des formes. Pour un amputé, comme avec la main bionique de BrainCo, elle traduit une intention de mouvement résiduelle en geste réel. La Chine elle-même avance sur ce terrain par une autre voie que BrainCo : en mars 2026, l’entreprise shanghaïenne Neuracle Technology, en lien avec l’université Tsinghua, a obtenu la première autorisation mondiale de commercialisation d’un implant cérébral invasif, baptisé NEO — un dispositif de la taille d’une pièce de monnaie posé sur la dure-mère (la membrane protectrice du cerveau, donc moins profond que les électrodes de Neuralink qui pénètrent directement le cortex), destiné aux patients de 18 à 60 ans paralysés par une lésion de la moelle épinière mais conservant un peu de mobilité au bras. Après onze mois de rééducation à raison de deux heures et demie par jour, un patient, Dong Hui, a retrouvé assez de contrôle pour réécrire son propre nom. Autorisé en quelques mois et immédiatement intégré au système d’assurance maladie chinois, NEO illustre un rythme d’approbation sans commune mesure avec le parcours réglementaire américain, qui prend généralement plusieurs années — une différence qui traduit moins une supériorité technique qu’un arbitrage politique entre rapidité de déploiement et prudence sanitaire.
Le deuxième terrain, plus flou, est celui du bien-être et de la performance individuelle : concentration au travail ou à l’école, gestion du stress, sommeil, entraînement sportif — le champ précisément occupé par les produits grand public de BrainCo et par les usages qu’en ont faits Shiffrin, Sinner ou Leclerc. C’est aussi le terrain le moins régulé : contrairement à un dispositif médical, un bandeau de bien-être n’a pas à prouver son efficacité clinique avant sa mise en vente.
Le troisième terrain est celui que la Chine assume ouvertement à l’échelle nationale. Un plan stratégique conjoint de sept ministères, validé par le Conseil des affaires de l’État, a élevé les interfaces cerveau-machine au rang d’industrie stratégique d’avenir, aux côtés de l’informatique quantique, de l’IA incarnée, de la 6G et de la fusion nucléaire. Les objectifs affichés : des percées technologiques majeures — sur les approches invasives comme non invasives — d’ici 2027, et l’émergence de deux ou trois entreprises chinoises de rang mondial d’ici 2030, avec une extension progressive vers l’industrie, la santé et la gestion des situations d’urgence. C’est dans ce contexte que doit se lire l’investissement dans BrainCo : moins un pari isolé qu’une pièce d’une politique industrielle nationale assumée.
C’est aussi ce contexte qui nourrit l’inquiétude, légitime, du Congrès américain décrite plus haut : une technologie qui capte des signaux neurologiques et musculaires fins pourrait, en théorie, intéresser des usages allant bien au-delà du bien-être — évaluation de la fatigue ou de l’attention de personnels dans des contextes sensibles, par exemple. Aucune preuve publique et vérifiée ne démontre à ce jour un usage militaire direct des données collectées par BrainCo ; il s’agit, à ce stade, d’une zone de risque identifiée par des élus américains et des journalistes d’investigation, pas d’un fait établi. C’est précisément cette incertitude — entre usage réel documenté et risque plausible non prouvé — qui justifie une enquête plutôt qu’un procès d’intention, dans un sens comme dans l’autre.
Le nerf de la guerre : ce que pèsent vraiment BrainCo et Neuralink
BrainCo a levé environ 2 milliards de yuans (autour de 280 millions de dollars) lors d’un tour de financement codirigé par IDG Capital et Walden International — ce dernier fondé par Lip-Bu Tan, l’actuel PDG d’Intel. L’entreprise avait déjà été valorisée à 1,3 milliard de dollars lors d’un tour de financement pré-IPO en août 2025. Elle a depuis déposé, en janvier 2026, une demande confidentielle d’introduction en bourse à Hong Kong, avec CICC et UBS comme banques conseils, visant plusieurs centaines de millions de dollars supplémentaires et une capitalisation post-introduction estimée entre 1,5 et 2 milliards de dollars. C’est, à ce jour, la deuxième plus grosse levée de fonds jamais réalisée dans le secteur des interfaces cerveau-machine, juste derrière Neuralink.
Neuralink, justement, affiche des chiffres encore plus vertigineux : environ 1,85 milliard de dollars levés depuis sa création en 2016, dont 650 millions de dollars rien que lors d’un tour de série E en avril 2026. Sa valorisation officielle atteignait 9,6 milliards de dollars en mai 2025, mais des transactions sur le marché secondaire suggéreraient désormais une valeur implicite proche de 40 milliards de dollars — un chiffre non confirmé officiellement. Fin 2025, l’entreprise avait implanté son dispositif chez une douzaine de patients.
Neuralink : la voie chirurgicale a ses propres soucis
Il serait injuste de ne pointer que les zones d’ombre chinoises : Neuralink a elle aussi ses difficultés. Chez Noland Arbaugh, son tout premier patient implanté, les fils électrodes se sont partiellement rétractés du tissu cérébral dans les mois suivant l’opération — jusqu’à environ 85 % des fils concernés, dégradant la qualité du signal. L’entreprise a compensé le problème par des ajustements logiciels, mais l’épisode illustre un vrai défi de biocompatibilité à long terme, propre à toute approche invasive. La FDA avait d’ailleurs initialement rejeté la demande d’essai clinique de Neuralink en 2022 pour des raisons de sécurité, avant d’accorder une autorisation limitée en 2023.
Le passif qui inquiète : des écoliers chinois aux athlètes olympiques
C’est ici que l’histoire de BrainCo prend un tour nettement plus sombre — et que l’article qui circule ne mentionne pas. En 2019 déjà, des bandeaux BrainCo Focus destinés à mesurer en temps réel le niveau de concentration d’élèves d’une école primaire de Jinhua, dans la province du Zhejiang, avaient déclenché une controverse publique majeure en Chine même. Dans un sondage en ligne portant sur plus de 3 300 internautes, 88 % des répondants jugeaient la pratique inutile, voire inacceptable. Le bureau local de l’éducation avait fini par suspendre l’usage du dispositif le 31 octobre 2019.
Sept ans plus tard, l’entreprise a changé de cible mais pas vraiment de méthode. Une enquête conjointe du média d’investigation Hunterbrook et du podcast Pablo Torre Finds Out, publiée le 16 septembre 2025, a révélé que des casques FocusCalm de BrainCo avaient été utilisés par des athlètes de très haut niveau — la skieuse américaine médaillée d’or olympique Mikaela Shiffrin, le numéro deux mondial de tennis Jannik Sinner, ou encore le pilote de Formule 1 Charles Leclerc, suivi de près par une bonne partie du public français. Interrogé, un porte-parole de BrainCo a assuré que les données cérébrales étaient « purgées de l’application à la fin de chaque utilisation » et jamais conservées. Problème : selon l’enquête, la propre politique de confidentialité de BrainCo indique noir sur blanc que l’entreprise collecte les ondes cérébrales de ses utilisateurs, et que des données agrégées peuvent être transmises à des bureaux du groupe dans le monde entier, voire à des tiers — une contradiction directe entre ce que l’entreprise dit à la presse et ce qu’elle écrit dans ses propres documents.
L’enquête que Washington n’a toujours pas refermée
Neuf jours après la publication de cette enquête, le 25 septembre 2025, le président de la commission de l’Énergie et du Commerce de la Chambre des représentants, Brett Guthrie, accompagné des présidents de sous-commissions Gus Bilirakis et John Joyce, ont adressé une lettre officielle à la ministre de la Justice Pam Bondi, au président de la Federal Trade Commission Andrew Ferguson et au secrétaire au Commerce Howard Lutnick, réclamant une enquête sur les risques de sécurité nationale posés par BrainCo.
Le dossier documenté par Hunterbrook est dense : BrainCo aurait été discrètement financée depuis près d’une décennie par des entités liées au gouvernement chinois, dont un fournisseur militaire sous sanctions américaines. BrainCo appartient en effet à un groupe informel surnommé les « Six Little Dragons » de Hangzhou — six start-up technologiques de la même ville chinoise, parmi lesquelles figurent aussi DeepSeek dans l’IA générative ou Unitree dans la robotique, présentées par Pékin comme les fers de lance de son ambition technologique nationale. L’entreprise a par ailleurs intégré sa technologie dans des robots humanoïdes fabriqués par Unitree, que le Congrès américain a déjà qualifié d’outil au service de l’Armée populaire de libération chinoise. BrainCo aurait également coopéré avec au moins trois des « Sept Fils de la Défense nationale », ces universités chinoises dont les étudiants de troisième cycle ont été interdits d’accès à certains programmes universitaires américains dès 2020 en raison de leurs liens étroits avec l’appareil militaire. Plus tôt cette année, l’entreprise a aussi rejoint le centre gouvernemental de Shijingshan dédié à l’entraînement de robots humanoïdes, une infrastructure pékinoise censée produire plus d’un million de données multimodales par an. Interrogée, BrainCo a démenti toute collaboration avec l’armée chinoise, mais a refusé de répondre aux questions sur ses liens avec des sous-traitants de défense ou le Parti communiste chinois. À ce jour, aucune décision publique du ministère de la Justice, de la FTC ou du Commerce n’a été annoncée sur ce dossier.
Ce mélange de financement opaque et de collecte de données sensibles rappelle un mécanisme que Le Recul a déjà documenté ailleurs : une entreprise qui affirme une chose à la presse pendant que ses propres documents disent le contraire, comme observé lors du lancement controversé de Muse Image chez Meta. Le secteur change, la logique de fond — dire le minimum, avancer vite, corriger seulement sous la pression — se répète.
Et pendant ce temps, la recherche française avance autrement
Difficile de lire ce dossier sans le mettre en perspective avec ce qui se fait en France. Le laboratoire Clinatec, à Grenoble, mène depuis 2008 des recherches sur les interfaces cerveau-machine invasives, financées par le CEA, le CHU de Grenoble et l’Université Grenoble Alpes — donc de l’argent public, pas des levées de fonds à neuf chiffres. Ses équipes ont notamment développé l’implant WIMAGINE, et publié en 2023 dans la revue Nature, en collaboration avec l’EPFL et le CHUV suisses, la restauration de la marche chez une personne paraplégique grâce à un pont numérique sans fil entre le cerveau et la moelle épinière. L’échelle financière n’a rien de comparable avec la course BrainCo-Neuralink, mais la reconnaissance scientifique, elle, est bien réelle — un rappel que la recherche publique reste un acteur légitime de ce secteur, même sans lever des centaines de millions de dollars.
Le vide juridique des données cérébrales
Le cas BrainCo pose une question que très peu de législations dans le monde couvrent aujourd’hui clairement : qui a le droit d’utiliser les données produites par votre cerveau ? Le Chili a été pionnier en la matière : dès 2021, son Sénat a inscrit un droit à la vie privée neuronale dans la Constitution, avec une portée juridique bien réelle — la Cour suprême chilienne a par la suite condamné l’entreprise de neurotechnologie Emotiv pour avoir collecté et conservé les données cérébrales d’un client sans consentement suffisant, et lui a ordonné de les supprimer. Aux États-Unis, le Colorado et la Californie ont adopté en 2024 les premières lois d’État protégeant spécifiquement les données neuronales, et une demi-douzaine d’autres États envisagent des textes similaires. En Europe, le RGPD ne mentionne pas explicitement les données cérébrales, mais celles-ci relèveraient très probablement de la catégorie des données biométriques ou de santé, soumises à un consentement explicite renforcé — une interprétation partagée par plusieurs cabinets spécialisés en droit du numérique, en l’absence, à ce jour, d’un texte européen dédié.
Ce qu’il faut retenir
BrainCo, start-up chinoise fondée en 2015 à partir de Harvard, a levé environ 280 millions de dollars et vise une introduction en bourse à Hong Kong, pour une capitalisation post-IPO estimée entre 1,5 et 2 milliards de dollars — la deuxième levée la plus importante du secteur des interfaces cerveau-machine après Neuralink.
Sa technologie repose sur des électrodes posées sur le cuir chevelu, décodées par IA, sans chirurgie — contre des électrodes implantées chirurgicalement chez Neuralink, qui a lui-même rencontré des problèmes de fiabilité (rétraction de fils électrodes chez son premier patient).
L’écart technique entre les deux approches se mesure en bitrate : 3 à 4 bits par seconde pour les meilleurs systèmes non invasifs, contre 8 à 10 bits par seconde déjà atteints par les 21 participants aux essais Telepathy de Neuralink, et jusqu’à 200 bits par seconde pour les systèmes invasifs les plus avancés. La Chine avance aussi sur la voie invasive, avec l’implant NEO de Neuracle Technology, premier au monde autorisé à la commercialisation (mars 2026).
En 2019, des bandeaux BrainCo destinés à des écoliers chinois avaient été suspendus après une controverse publique majeure (88 % d’opinions défavorables dans un sondage local).
Une enquête publiée en septembre 2025 a révélé que des athlètes de haut niveau (Shiffrin, Sinner, Leclerc) utilisaient des casques BrainCo, et que la politique de confidentialité de l’entreprise contredit les déclarations publiques de son porte-parole sur la conservation des données.
Le 25 septembre 2025, des élus américains ont demandé une enquête fédérale sur les liens de BrainCo avec des entités gouvernementales et militaires chinoises — une enquête restée sans conclusion publique à ce jour, alors que l’entreprise poursuit sa levée de fonds et son projet d’introduction en bourse.
Le chiffre à retenir
88 %.
C’est la part des internautes chinois interrogés en 2019 qui jugeaient inacceptable ou inutile l’usage des bandeaux BrainCo sur des écoliers — un rejet venu de Chine même, pas d’un réflexe occidental anti-chinois. Sept ans plus tard, la même entreprise s’apprête à entrer en bourse avec les données cérébrales d’athlètes olympiques dans ses serveurs, et une enquête du Congrès américain toujours ouverte sur ses financements.